Schéma : les mots du client réécrivent d'abord la page, puis le trafic arrive, et la page produit une demande entrante.

Marketing et growth 5 min de lecture

Site web sans demandes : le message avant le trafic

Un site qui attire du trafic sans générer de demandes souffre rarement d'un manque de visibilité. Notre méthode pour réécrire le message qui convertit.

Par Renaud Durier, Product Marketing Manager Publié le

Sommaire
  1. Le symptôme : un trafic qui monte, des demandes qui stagnent
  2. Pourquoi augmenter le trafic ne règle rien
  3. Le message se construit avec le vocabulaire de vos clients
  4. Un exemple : une offre de biotechnologie rendue lisible
  5. Quand réécrire le message ne suffit pas
  6. Ce qu’un message clair change pour vos équipes commerciales

Quand le trafic d’un site progresse et que les demandes entrantes stagnent, le problème se situe presque toujours dans le message, et non dans la visibilité. Le visiteur arrive, ne comprend pas en quelques secondes si vous avez déjà traité un cas comme le sien, et repart.

Pour un groupe de biotechnologie aux offres très techniques, la réécriture du positionnement et de l’architecture du site s’est traduite par +236 % de trafic et +78 % de prises de contact. Le trafic a suivi le message, et non l’inverse.

Le symptôme : un trafic qui monte, des demandes qui stagnent

Un site qui reçoit des visites sans produire de demandes fonctionne comme une plaquette en ligne. Il informe les personnes qui vous connaissent déjà, et laisse repartir celles qui auraient pu devenir clientes.

Quatre signes permettent de le repérer :

  • les pages d’offre sont visitées, mais presque jamais suivies d’une prise de contact ;
  • les formulaires reçoivent des demandes hors cible, ou des demandes de prix sans aucun contexte ;
  • vos commerciaux réexpliquent l’offre à chaque premier appel ;
  • deux personnes de votre équipe ne résument pas l’offre avec la même phrase.

Aucun de ces signes ne se corrige en achetant plus de trafic. Ils disent tous que le visiteur n’a pas trouvé la réponse qu’il cherchait.

Pourquoi augmenter le trafic ne règle rien

Envoyer davantage de visiteurs vers des pages qui ne convertissent pas multiplie les départs, pas les demandes. Chaque visiteur qui repart sans avoir compris coûte deux fois : le budget dépensé pour l’attirer, et celui qu’il faudra dépenser pour le faire revenir.

Le visiteur ne cherche pas votre catalogue. Il cherche à savoir si vous avez déjà résolu un problème comme le sien, et si vous parlez sa langue. Un site organisé par services répond à la question que se pose l’entreprise. Un site organisé par problèmes répond à celle que se pose le client.

Site organisé par catalogueSite organisé par problème client
Point d’entréeLa liste de vos servicesLa situation du visiteur
VocabulaireCelui de vos équipes techniquesCelui de vos clients
PreuveDes références présentées en vracUn cas proche de celui du visiteur
Réaction du visiteurIl cherche, puis repartIl se reconnaît, puis écrit

Le message se construit avec le vocabulaire de vos clients

Les mots qui déclenchent une demande sont ceux que vos clients emploient pour décrire leur problème, pas ceux que vos équipes utilisent pour décrire l’offre. Nous les recueillons avant d’écrire la moindre page, en cinq étapes.

  1. Interroger vos commerciaux et vos clients récents. Nous relevons les mots employés, les objections qui reviennent et l’événement qui a déclenché la recherche.
  2. Écrire la proposition de valeur en une phrase. Nous la soumettons à des personnes qui ne vous connaissent pas, et nous gardons la version qu’elles savent reformuler.
  3. Construire l’arborescence à partir de cette phrase. Les pages suivent les situations de vos clients, pas votre organigramme.
  4. Placer une preuve à côté de chaque promesse. Un cas client, un résultat attribué, une méthode décrite : une affirmation sans preuve ne convainc pas un acheteur qui compare.
  5. Mesurer sur le trafic existant. Le nombre de demandes avant et après la mise en ligne dit si le message fonctionne, avant d’ouvrir de nouveaux canaux.

Site web · au projet

« Mon site présente l'entreprise, il n'amène aucune demande. »

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Un exemple : une offre de biotechnologie rendue lisible

Ce groupe de biotechnologie propose des services très techniques : production de plasmides, d’anticorps et de protéines. Ses cibles, des équipes de recherche et développement (R&D) et des laboratoires pharmaceutiques, ne parvenaient pas à relier ce catalogue à leur propre besoin. Le groupe visait aussi de nouveaux marchés européens, avec des visiteurs qui ne lisent pas le français.

Le projet a commencé par une phase d’exploration auprès des équipes marketing, commerciales et produit, pour aligner leur description de l’offre. Le positionnement a ensuite été réécrit, et l’arborescence est partie des projets des clients plutôt que de la liste des services. Identité visuelle, rédaction et parcours ont été pensés pour des visiteurs internationaux.

Les résultats mesurés :

  • +236 % de trafic ;
  • +78 % de prises de contact.

Les demandes arrivent désormais qualifiées : le visiteur qui écrit sait déjà quel service correspond à son projet.

Le même travail a été mené pour un fonds de dotation dans l’éducation, qui voulait renforcer son attractivité auprès de partenaires : audit, architecture de contenus, règles de rédaction pour le référencement et formation des équipes. Le site a enregistré +150 % de trafic et plus de 200 prises de contact.

Quand réécrire le message ne suffit pas

Le travail de message ne donne pas de résultat dans trois situations, et nous le disons au cadrage, avant le devis.

Quand l’offre elle-même n’est pas arrêtée. Si deux dirigeants ne décrivent pas la cible de la même façon, le site ne peut pas trancher à leur place. Le positionnement se décide avant les pages.

Quand le site n’a encore aucun trafic. Un site neuf doit d’abord être trouvé. Le travail de message et l’ouverture d’un premier canal se mènent alors ensemble, en commençant par le canal dont le retour se mesure le plus vite.

Quand personne ne fait vivre le site. Un message juste vieillit avec l’offre. Sans référent interne pour mettre à jour les pages et les preuves, l’écart entre le site et l’entreprise revient en quelques mois.

Ce qu’un message clair change pour vos équipes commerciales

Un site qui explique l’offre à la place des commerciaux leur rend du temps. Le premier appel commence par le projet du prospect, et non par la présentation de ce que vous faites.

Le message devient aussi un outil commun : la même phrase sert sur le site, dans les propositions commerciales et dans les campagnes. L’arbitrage entre canaux devient possible, parce que chaque canal amène vers des pages qui convertissent.

Pour aller plus loin, notre page gagner en visibilité en ligne détaille la méthode, du cadrage à la mesure. Pour savoir ensuite lequel de vos canaux amène les clients, l’article canaux d’acquisition : savoir lequel vous rapporte décrit le plan de mesure. Et quand la perte se situe plus loin, au moment de commander ou de payer, la page optimiser le parcours client présente l’approche bout à bout.

Écrit par

Renaud Durier

Co-fondateur de Pégase Digital, directeur conseil

Découvrir l'équipe Suivre Renaud sur LinkedIn (nouvel onglet)

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